Ségolène Royal a plaisanté sur les appels de Michel Rocard et Bernard Kouchner en faveur d'une alliance avec l'UDF, se demandant pourquoi la droite ne connaissait pas ce «genre de fantaisies». [...] «Pourquoi ils n'ont pas ces fantaisies en face» - à droite -, «ces fritures sur la ligne ?», a-t-elle demandé sur le ton de la plaisanterie, ajoutant : «Il y a toujours moins de discipline à gauche, c'est quand même un problème, il est temps de mettre de l'ordre juste».

Mais c'est vraiment n'importe quoi. La campagne m'a l'air autant dissolue à droite qu'à gauche. Ce serait grave qu'elle ne le réalise pas. Quand des ministres UMP soutiennent Bayrou, c'est de la «discipline» ? Et toujours à droite c'est le candidat lui-même qui s'écarte de son parti en allant à la pêche aux voix encore plus à droite. Sans doute le «privilège du chef».

Ce qui me gonfle de plus en plus chez la candidate socialiste, c'est sa forte tendance à se poser en victime. Son côté «Si j'échoue, ce sera la faute de mes détracteurs» Ben oui, c'est logique quelque part ... Dans la même veine mais un peu différent, c'est son «féminisme» mal placé qui m'exaspère. Aucune critique ne peut l'atteindre, puisque qu'une critique de Mme Royal est une critique de son état de femme. C'est pourtant elle qui a choisit de planquer le bureau des réclamations dans son soutien-gorge, en donnant la fausse impression que ses détracteurs s'attaquait en priorité à sa féminité plutôt qu'à ses idées.