Même si ce rebondissement ne me fera pas changer d'avis (que j'ai déjà mauvais) sur les brevets logiciels, j'ai envie (de façon un peu provocante je l'admets), de dire: Merci Eolas ! Pourquoi ? Parce que:

- Merci de montrer que même l'entreprise la plus riche du secteur n'est pas à l'abri des brevets. Ça permettra peut-être à tous ceux qui pensent pouvoir faire jouer leur portefeuille de "brevets défensifs" de réaliser leur erreur.

- Merci de s'être attaqué en premier à un logiciel propriétaire (et célèbre). Même si je suis conscient que les autres sont sur la liste, au moins la première victime est suffisamment connue pour que l'affaire fasse du bruit, et ça permettra de faire parler des brevets logiciels ailleurs que dans les cercles d'initiés. Tous les médias qui ont ignorés l'affaire jusqu'ici vont j'en suis presque sûr nous mettre du "brevet logiciel" à toute les sauces. La cible aurait été un logiciel libre, qu'il serait mort dans son coin.

- Merci d'appuyer sa démarche sur un concept trivial et répandu (le plugin), que même les journalistes de télé vont arriver à (plus ou moins bien) comprendre. Ce "brevet logiciel" illustre assez bien d'après moi les absurdités acceptées par les différents bureaux des brevets, même si il y bien pire.

- {label1:} Merci à Eolas d'être une société reconnue pour son innovation continue dans le monde du logiciel {if (moi_pas_comprendre_2nd_degré) then goto label1;}. Ce serait un éditeur connu qui attaquerait, il aurait beau jeu de dire (à tort ou à raison) qu'il investit des sommes folles en R&D et qu'il est normal de se protéger, là au moins les choses sont claires: Eolas est une pompe à fric, dont la seule l'énergie vient uniquement de l'existence des "brevets logiciels"

- Et Merci de n'avoir enregistré ce brevet qu'aux US, même si c'est accessoire pour le moment.


[1] http://solutions.journaldunet.com/0510/051003_microsoft_eolas.shtml(...)
[2] http://www.uspto.gov/(...)